Gwenn Dubourthoumieu

Photographies / Reportages

19 novembre 2009

Ouré Cassoni

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Depuis 2004, fuyant les atrocités commises au Nord Darfour, plus de 28.000 soudanais ont trouvé asile dans le camp d’Ouré Cassoni, le plus septentrional des camps de réfugiés de l’est du Tchad.

Les tentes et abris de fortune montés dans l’urgence et la précipitation ont fini par faire place à des constructions en terre battue, dessinant ainsi l’ébauche d’une véritable ville. Pour autant, Ouré Cassoni est bien loin d’être un havre de paix. Installé à seulement 7 kilomètres de la frontière, le camp sert ouvertement de base arrière aux rebelles soudanais du JEM (Justice and Equality Movement). Les bombardements à proximité du camp sont fréquents, et les enfants qui y vivent sont victimes de recrutement forcés. De plus, dans cette région particulièrement isolée et inhospitalière, l’arrivé massive de réfugiés, qui a presque triplé la population du département du Wadi Hawar, provoque une pression sans précédent sur les rares ressources naturelles, en particulier sur le bois de chauffe et l’eau. Leur survie dépend encore quasi exclusivement de l’aide humanitaire.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) plaide depuis toujours pour la relocalisation du camp, plus loin de la frontière et dans une zone plus accessible. En attendant que ces annonces se concrétisent, la vie du camp s’organise avec l’aide d’ONG telles que ACTED (Agence pour la Coopération Technique et le Développement), qui ont fait le pari de développer des perspectives d’avenir pour ceux qui semblent n’en avoir aucune.

 

 

Since 2004, more than 28,000 Sudanese, fleeing the atrocities committed in North-Darfur, have fund asylum in the camp of Ouré Cassoni, Eastern Chad’s most northern refugee camp. 

The tents and makeshift shelters that were quickly pitched up have finally given way to clay buildings, which roughly resemble a real town. However, Ouré Cassoni is far from being a haven of peace. Installed just 7 kilometres from the border, the camp is openly used as a support base for the JEM (Justice and Equality Movement) Sudanese rebels. The bombings near the camp are common, and the children living here are victims of forced recruitment. Moreover, in this particularly isolated and inhospitable region, the massive influx of refugees, which has almost tripled the population of the Wadi Hawar district, puts unprecedented pressure on the scarce natural resources, particularly wood and water. Their survival still depends, almost exclusively, on humanitarian aid.

The UN Refugee Agency (UNHCR) has always tried to relocate the camp to a more accessible area, further from the border. While waiting for this promise to come to fruition, life in the camp gets organized through the help of NGOs such as ACTED (Agency for Technical Cooperation and Development), which are venturing forward to develop future prospects for those who seem to have none.

 

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02 septembre 2009

Sur la piste de Tarzan !

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Cette année, nous avons décidé de nous lancer sur la piste de Tarzan, suivant le même concept appliqué pour Conan le Texan, c’est-à-dire d’aller rechercher dans le réel les traces de personnages et de territoires imaginaires.

Cette fois, notre périple débutera au sud du Gabon (aux environs de Mayoumba) et devrait se terminer dans le nord du Cameroun (sur les rives du lac Tchad). Nous nous attacheront à retrouver plusieurs lieux importants de la saga de Tarzan. Son créateur –Edgar Rice Burroughs– n’ayant jamais mis un pied en Afrique, nous nous intéresserons également à une autre facette des textes de cette icône de la littérature populaire: montrer les différences entre l’Afrique fantasmée par l’écrivain au début du 20ème siècle et celle, bien réelle, qui existe de nos jours.

Pourtant, après avoir effectué les premières recherches concernant ces lieux, la localisation de nombre d’entre eux apparaît relativement précise. Peut-être trouverons-nous plus que ce à quoi nous nous attendons…

http://tarzan.blogs.liberation.fr/


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26 juillet 2009

MAG - Mission Lubumbashi

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Lubumbashi est la capitale de la province du Katanga, au sud-est de la République Démocratique du Congo, l’une des région au monde les plus riches en minerais de cuivre, de cobalt et de coltan (un minerais utilisé dans la fabrication des téléphones portables et des ordinateurs). Le contrôle de ces richesses a constitué un enjeu majeur dans les conflits qui ont ensanglanté la RDC de 1996 à 2003.

Ces années de combats ont laissé pour héritage une très importante quantité d’armes cachées ou stockées sans protection à travers le pays. Dans cette province stratégique peut être plus qu’ailleurs encore, ils constituent une menace pour le fragile processus de transition démocratique. Les craintes sont nombreuses de voir ces armes pillées ou échappées au contrôle des autorités, entrées en circulation dans le pays ou encore être vendues et exportées illégalement aux pays voisins.

Lubumbashi is the capital of the Katanga province, in the south-eastern part of the Democratic Republic of Congo, home to some of the worlds most resource rich land, including copper, cobalt and coltan (a mineral used in all cell phones and computers). The control over these resources represented a major stake during the conflicts that brought bloodshed to the DRC from 1996 to 2003.

This fighting has resulted in the presence of a large amount of weapons hidden or stored in unsafe conditions around the country. In this strategic province maybe even more than everywhere else, this constitutes a risk to the fragile peaceful transition process. There are fears that these weapons could be looted, or otherwise leak out of the control of the authorities, and enter circulation or be sold and illicitly exported to neighbouring countries.

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20 juillet 2009

Une journée avec les enfants de Kambove

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Véritable « scandale géologique », la République Démocratique du Congo peut s’enorgueillir de posséder un des sols les plus riches de la planète. Les abondantes ressources en cuivre de la province du Katanga justifieraient à elles seules ce statut. De la colonisation au régime dictatorial de Mobutu, l’exploitation minière Katangaise a constitué un enjeu économique de taille pour les pouvoirs en place. En créant une entreprise publique détenant le monopole de l’extraction minière au Katanga, la Gécamines *, l’Etat s’est longtemps garanti un fonds inépuisable de revenus (l’entreprise représentait 85% des revenus d’exportation de la RDC en 1989 !). Mais la gestion prédatrice du Général Mobutu a eu raison de la santé de la « vache à lait ». La ruine de la Gécamines et la guerre en RDC à la fin des années 1990 ont ainsi inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ».

Aujourd’hui, la plupart des sites de la Gécamines au Sud Katanga sont exploités par des creuseurs artisanaux. On en dénombre près de 150.000 dans la Province. Motivés par une nécessité économique qui s’apparente à la survie, ces creuseurs artisanaux travaillent sans aucune mesure de protection ou de sécurité et s’exposent chaque jour à des accidents qui peuvent leur coûter la vie. Parmi eux, on compte un nombre significatif d’enfants, parfois très jeunes, logés à la même enseigne. Beaucoup ont quitté l’école, ont laissé tomber leurs études ou ont abandonné l’agriculture pour devenir creuseur.
Paradoxalement, le boom minier de 2008, qui a vu le cours du cuivre planer à plus de 8000 dollars US la tonne, a encore aggravé leur situation. Les investissements des multinationales et la mécanisation de l’extraction ont chassé des dizaines de milliers de creuseurs artisanaux des sites les plus riches. Seuls 25 % de cette main d’œuvre non-qualifiée a été réemployée par le secteur formel. Les autres, c’est-à-dire 100 % des enfants, se rabattent sur l’exploitation des remblais ou des eaux usées des industries, diminuant encore leur espérance de vie comme leurs revenus.
*Générale des carrières et des mines.

Texte : Caroline Six - http://carolinesix.wordpress.com

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01 juillet 2009

Un diamant enseveli au pays des « mangeurs de cuivre »

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Au risque de décevoir les industriels qui s’acharnent sur les sols du Katanga depuis un siècle, le véritable trésor des mines a déjà été exhumé. Et ce n’est pas le cuivre.

C’est un phénomène musical au charme désuet et indélébile qu’on appelle JECOKE. Véritable générateur de coups de foudre, la rencontre justifie l’excès du discours, au mépris de tout réalisme économique. Ne serait-ce que parce que leur musique a constamment cherché à en adoucir les méfaits.
Crée en 1951 dans le très populaire quartier de la Kenya à Elisabethville (Lubumbashi depuis l’indépendance), les Jeunes Comiques du Katanga –Jecoke - ont débuté en jouant des sketches pour les mineurs après leur travail.
Inspirés par le chant des travailleurs et la musique d’Afrique australe, le groupe d’acteurs se transforme rapidement en formation musicale. Mais ils conserveront l’humour et la légèreté qui leur valurent une adhésion populaire immédiate.
En République démocratique du Congo en particulier, où le poids de l’Histoire pèse avec indécence sur la population, alléger les cœurs est une vertu qui vaut de l’or.
Aujourd’hui encore, c’est cette magie libératrice qui opère.

Stetson noir vissé sur la tête et redingote bleue flottant au vent, le chœur de fringants quinquagénaires fait swinguer le swahili sur des accords de guitare folk et distille une rythmique tressautante particulièrement communicative. Leurs voix bien rôdées, patinées d’une irrésistible nostalgie, accompagnent une chorégraphie frétillante qui a le don d’envoûter.
Pendant que les aînés chantent et jouent, de jeunes hommes élégamment désinvoltes, mi-danseurs, mi- acrobates, se livrent à d’innombrables versions d’un tremblement de jambes Elvisiens, qu’on appelle Kalinchelilincheli.
Des adolescents viennent rapidement leur emboîter le pas, alternant chorégraphie de groupes et solos démonstratifs qui déclenchent immanquablement rires, applaudissements et acclamations du public.
Feu Edouard Massengo, co-fondateur du groupe avec Antoine Kabeya Corbish, y reconnaîtrait certainement l’esprit fédérateur, populaire et intergénérationnel qu’il défendait avec brio dans les années 50.
Le vaste succès populaire national qu’il connût à l’époque reçut malheureusement un coup décisif et pérenne sous la dictature du Général Mobutu. Le souci d’uniformisation et de contrôle de la culture congolaise a durablement favorisé la rumba venue de Kinshasa, qui avait l’avantage d’utiliser la langue officielle de l’armée, le lingala .
Si les Jecoke, swahiliphones, fascinent toujours une partie des Lushois et une poignée d’étrangers de passage, ils ne bénéficient plus du succès commercial qui marqua leurs débuts et ne sont toujours pas produits. Ils brûlent pourtant du même feu. Celui qui prolonge leur fin de concerts en fête et en consolation. Celui qui ôte à l’espoir et à l’esprit bon enfant tout ridicule.
Valoriser le patrimoine culturel, qui définit aussi l’identité d’un peuple et son rayonnement, n’est toujours pas la priorité de L’Etat. Dans la région, les contrats d’exploitation minière accordés aux industriels chinois sont une valeur plus sûre, sonnante et trébuchante. De nombreux ouvriers chinois peuplent à présent l’industrie katangaise.

Peut-être est –il temps pour les Jecoke d’apprendre le mandarin ?

Texte : Caroline SIX - http://carolinesix.wordpress.com


 

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07 mai 2009

MAG - Mission Kenge

Le 5 mai 1997, la ville de Kenge, dans la Province du Bandundu, à 280 kms à l’est de Kinshasa, fut le théâtre du dernier affrontement entre les Forces Armées Zaïroises (FAZ) et l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila, avant la chute du régime mobutiste. Cette date  restera tristement célèbre en raison du terrible massacre de la population civile perpétrée par la Division Spéciale Présidentielle (DSP) du Maréchal Mobutu, avant leur fuite face aux forces rebelles. Cette tuerie coûta la vie à plus de 300 personnes innocentes. Parallèlement, dans leur déroute, les forces présidentielles abandonnèrent de nombreux engins explosifs et mirent le feu à un large stock de munitions. Depuis ce jour, au-delà des centaines de martyrs du 5 mai, Kenge enterre régulièrement les victimes des engins explosifs éparpillés dans la citée.

The 5th of May 1997, the city of Kenge, situated in the Bandundu province, 280kms east from Kinshasa, was the stage of the last battle between the FAZ (Forces Armées Zaïroises) and the AFDL of Laurent Désiré Kabila, before the fall of the Mobutu regime. This day will remain renown due to the massacre of the civilians perpetrated by the DSP (Division Spéciale Présidentielle), the special forces of Mobutu, before they fled the rebel forces. These killings cost the lives of more than 300 innocent people. At the same time, in their disarray, the presidential forces gave up numerous explosive devises and set fire to a large stock of weapons and ammunition. Since the 5th May, Kenge often puts to rest victims of unexploded ordnances spread across the town.

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Longin KAFINGA MBUMBA, Chef de la citée de Kenge.

« Je me nomme Longin KAFINGA MBUMBA et je suis le chef de la citée de Kenge depuis le 1er février 1998. Je suis né le jeudi 30 juin 1960 à 8 heure du matin à Kisala, dans le secteur de Bindungi, territoire de Masimanimba, dans le district de Kwilu, province du Bandundu.

Le 5 mai 1997, des massacres ont eu lieu au niveau de la paroisse kibanguiste ; des fosses communes ont depuis été découvertes. Les combats ont été très violent et après la guerre, la population a ramassé des engins explosifs. Mais depuis ce jour la citée de Kenge vit en enterrant ces morts issus des grenades et munitions enfouies sous terre ou abandonnées par les fuyards.

La citée de Kenge est à vocation agricole. Sa population, ne vivant que des champs, est particulièrement exposée au danger du fait qu’elle doit impérativement se rendre en brousse et en forêt pour survivre.

Le danger est permanent.

Pour des raisons sociales d’ordre humanitaire, et en vue d’épargner la répétition fortuite des pertes en vies humaines, j’ai demandé à MAG de venir à Kenge. Ma demande n’a pas été vaine : je suis très content que MAG ait déjà ramassé plus de 300 engins explosifs. »

Longin KAFINGA MBUMBA, chief of the city of Kenge

“ My name is Longin KAFINGA MBUMBA, and I am the chief of the City of Kenge since the 1st February 1998. I was born on Thursday, the 30th of June 1960, at 8.00 am in Kisala, in the sector of Bidungi, territory of Masimanimba, in the district of Kwilu, province of Bandundu.

The 5th May 1997, massacres took place close to the Kibanguist church; since then communal graves have been discovered. Fighting was very violent also and then, after the war, people collected explosive devises. But, since this day the city of Kenge buries regularly  victims of grenades and ammunition found underground or abandoned by the soldiers.

The city of Kenge is a farming area. Its people, living exclusively on agriculture, are particularly exposed to the danger since they must go to the bush and in the forest to cultivate.

Danger is prevalent.

For humanitarian reasons, and in order to prevent further fortuitous lost of human lives, I have asked MAG to come to Kenge. My request has not been futile: I am very happy that MAG already picked up more than 300 unexploded ordnances.

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Les parents de Pierre MBANGI MUTAKU, victime d’une grenade 9 ans après la fin du conflit.

« C’était un dimanche, les enfants sont allés a la source près de chez nous pour chercher de l’eau lorsque l’un d’eux a trouve une grenade a main.

Cette grenade faisait une sorte de bruit, comme un petit claquement. Un des enfants s’est éloigné mais mon fils est resté tout à côté avec un enfant du voisin.  Mon fils voulait fuir, mais l’autre garçon lui a dit : « Pourquoi veux-tu fuir ? Ne sois pas une femme ! ».

Ils ne connaissaient pas le danger, ils ont pris ça comme un jeu. C’était de la simple curiosité.
La grenade était par terre lorsqu’elle a explosé, tuant sur le coup mon fils et le petit voisin.
Depuis ce jour, les gens vivent avec la peur à chaque fois qu’ils vont à la source. Celle-ci est proche du camp militaire Ngemba et souvent lorsque l’on brûle il y a des explosions dans la brousse.

Je réalise aujourd’hui que c’était une chance que mon enfant ait eu cet accident à l’écart des habitations, parce que dans ma parcelle j’ai trouvé cinq grenades.

Pendant les combats, ma maison servait de campement militaire. Les soldats avaient laissé des armes, c’était un danger permanent. J’ai même des impacts sur le mur de ma maison.

Lorsque j’ai signalé ces grenades aux autorités des militaires les ont récupérées. Nous ne pensions pas qu’après s’être débarrassés de ces grenades d’autres dangers nous entouraient.
Nous avions huit enfants dans notre famille, maintenant ils sont sept. Je suis chauffeur à l’UNOPS. Mon enfant s’appelait Pierre. Il était en 4ieme des humanités, avait 14 ans et voulait faire des études.

Ce que fait MAG est important pour la sécurité de tout le monde. Nous avons besoin de vous pour que nous soyons libres.

J’ai perdu un enfant, et pour moi, c’est irréparable. »


The parents of Pierre MBANGI MUTAKU, victim of a grenade 9 years after the end of the conflict.

“ It was a Sunday, the children went to the spring close to our house looking for water when one of them found a hand grenade.

This grenade was making a kind of noise, like a little click. One of the children moved away but my son stayed very close with the neighbour’s child. My son wanted to run away, but the other boy told him: “Why do you want to run away? Don’t be a woman ! ”.

They didn’t know the danger, they took this as a game. It was simple curiosity. The grenade was laying on the floor when it exploded, killing instantly both my son and the young neighbour. Since this day, people live with fear every time they go to that spring. The spring is situated close to the Ngemba military camp and often when we burn the bushes, there are explosions.

I realise today that it was lucky that my son had this accident away from people’s houses, because I found five grenades in my plot.

During the fighting, my house was used as a military camp. Soldiers left weapons; it was a danger. I even have bullet holes in the walls of my house.

When I reported these grenades to the authorities, soldiers came to pick them up. We didn’t think that after getting rid of these grenades other dangers were surrounding us. We had eight children, now seven. I am a driver for UNOPS. My son’s name was Pierre. He was fourteen, in high school and wanted to study.

What MAG is doing is important for the security of everyone. We need you so we can be free.

I have lost a child, and for me, this is irreplaceable.

Toutes les photos dans l'album MAG 2. / All pictures in the photo album MAG 2.

http://aroundourworld.canalblog.com/albums/mag_2/index.html 

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02 avril 2009

ACTED

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En octobre / novembre 2007, j'avais réalisé un reportage photo pour l'ONG d'aide humanitaire ACTED, en République Démocratique du Congo, entre Bukavu (Sud Kivu) et Pweto (Katanga).

In October / November 2007, I realised a photo report for ACTED, a French humanitarian NGO, in the Democratic Republic of Congo, from Bukavu (South Kivu) to Pweto (Katanga).

ACTED vient de publier 4 posters en utilisant mes photos / ACTED has just published 4 posters using my pictures.

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L’Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED) est une ONG humanitaire apolitique et non-confessionnelle créée en Afghanistan. En RDC, ACTED favorise l’approche multisectorielle pour contribuer à la réinsertion durable des réfugiés et des déplacés dans leurs communautés d’origine.

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Toutes les photos dans l'album "ACTED" / All pictures in the photo album "ACTED"

http://aroundourworld.canalblog.com/albums/acted/index.html

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31 mars 2009

MAG

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Du fait d'une série de conflits armés qui a divisé la République démocratique du Congo entre 1996 et 2003, la majeure partie du pays a souffert des conflits opposant les forces gouvernementales avec les différentes factions rebelles.
On estime à près de 3,3 millions le nombre de décès et à 2,3 millions le nombre de personnes déplacées.
Tout le long de l'ancienne ligne de front, les restes de guerre constituent une menace sérieuse pour la population résidente, les réfugiés et les organisations humanitaires. Ils entravent également le processus de paix durable dans le pays.

En réponse à cette situation, MAG (Mines Advisory Group), une association d’aide humanitaire britannique, spécialisée dans la destruction des restes de guerres, travaille en République Démocratique du Congo depuis juillet 2004.

Pour une mission originale, en pleine saison des pluies, j’ai suivi pendant 15 jours les équipes de MAG (Mines Advisory Group) sur les rives du Lac Tanganyika, dans la province du Katanga, à l’extrême sud-est de la République Démocratique du Congo.

Due to a series of armed conflicts that divided the Democratic Republic of Congo between 1996 and 2003, large parts of the country have suffered from fighting between government forces, different rebel factions and external militaries .An estimated 3.3 million people are believed to have died as a result, and 2.3 million were displaced. All along the former frontline, the remnants of conflict constitute a serious threat to the resident population, returnees and humanitarian organisations alike, as well as the ongoing peace process in the country.

In response to this situation, MAG (Mines Advisory Group), a British humanitarian charity, specialised in clearing the remnants of conflict, works in the Democratic Republic of Congo since July 2004.

For a rather unique mission, during the rainy season, I have followed for 15 days the teams of MAG on the Lake Tanganyika, in the Katanga province, at the extreme south-eastern part of the Democratic Republic of Congo.

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Toutes les photos dans l'album "MAG" / All pictures in the "MAG" album - http://aroundourworld.canalblog.com/albums/mag/index.html

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11 mars 2009

Les Léopards ; 35 ans après

Championnat d'Afrique des Nations 2009 - Finale - Ghana-RDC : 0-2 - Les Léopards, 35 ans après.

Soir de victoire : reportage croisé à Abidjan et dans les quartiers de Lubumbashi, ville du Tout Puissant Mazembe, club ou évoluent 9 des 11 titulaires des Léopards du Congo.

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Toutes les photos dans l'Album "CHAN 2009"

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30 août 2008

Conan le Texan

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Mon premier "art book" photos, réalisé avec Simon, est enfin disponible, en vente par correspondance chez "Les Moutons Electriques" !

Conan le Texan est le récit, abondamment illustré de photographies, du voyage de deux Français égarés entre la Cimmérie et le Texas. En parcourant le Lone Star State à la recherche des lieux qui inspirèrent l’Âge hyborien de Conan, les deux compagnons découvrent les richesses d’un Etat sans nul pareil et les liens aussi étonnants qu’intimes qui le lient au personnage phare de Robert E. Howard.

Du canyon de Palo Duro aux rives du Rio Grande en passant par les collines de Fredericksburg, ce livre suit les aléas de ce voyage un peu fou et ses 7 000 kilomètres de surprises, d’écueils et de découvertes insoupçonnées.

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Récit de Simon Sanahujas.

Photographies de Gwenn Dubourthoumieu.

Tirage limité (à 500 exemplaires + 10 H.C.), relié sous couverture rigide avec jaquette couleur.

Un livre exclusif, à la fois carnet de voyage et art-book photographique, tout en quadrichromie et mis en page par Sébastien Hayez.

Soyez nombreux à soutenir la réalisation de projets photos originaux en acquérant un exemplaire !

http://www.moutons-electriques.com/livre.php?p=intro&n=80

► http://aroundourworld.canalblog.com/albums/conan_le_texan/index.html

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15 juillet 2008

A.P.A.S.O

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Le site est certes difficile à localiser, perdu derrière les bâtiments de la Croix Rouge Française, au sein de l’hôpital Broussais, dans le 14eme arrondissement, mais les locaux sont relativement vastes et propres. Ici une trentaine de bénévoles se relaient chaque jour pour venir en aide aux plus démunis. J’ai moi-même été bénévole au centre d’accueil juridique de l’APASO et pendant les « Plan Grand Froid » de l’hiver 2002-2003, quand les locaux se situaient encore rue de Berry, à proximité des Champs Elysées. De passage a Paris, j’ai eu envie de rendre visite à mes anciens camarades. Premier constat ; malgré le beau temps la misère ne prend pas de vacances au printemps !

L’APASO a été créée afin d’identifier les problèmes des plus démunis pour mieux les orienter. Les gens viennent ici en premier lieu pour être écoutés et informés. L’information, c’est le nerf de la guerre : savoir où s’habiller, où se doucher, où se soigner relève de la question de survie. Pour les problèmes de logement, cependant, l’APASO reste trop souvent elle-même démunie. L’écoute et le soutien moral sont également au cœur du mandat de l’APASO. C’est la perte du lien social qui pousse les gens à rencontrer les bénévoles. Et ceux-ci savent qu’un sourire, une parole, peuvent parfois suffire à redonner confiance en la vie.
Avec le temps l’APASO a su faire évoluer ces activités. Grâce aux collectes alimentaires effectuées auprès de la Banque Alimentaire ou de supermarchés, l’antenne offre des repas chauds chaque midi et organise des distributions alimentaires pour les personnes dans le besoin. Des cours de français ou d’alphabétisation sont également dispenses, et des « maraudes » sont organises chaque semaine pour aller a la rencontre des plus pauvres dans la rue, et faire connaitre l’antenne d’accueil.
Mais malgré de nouveaux locaux et une mobilisation toujours soutenue des bénévoles, la mission de l’APASO est de plus en plus difficile à tenir. L’augmentation du cout de la vie entraine de nouvelles catégories de personne dans la précarité. Quand j’étais moi-même bénévole a l’APASO, plus de la moitie des accueillis étaient des étrangers, demandeurs d’asile, ou en situation irrégulière. Désormais, L’APASO accueille une majorité de français en situation précaire. Parmi eux, près d’un quart de salariés ! Quand aux estrangers en situation irrégulière, ils n’osent plus venir : les nouvelles lois sur l’immigration les tiennent éloignés des quelques initiatives leur permettant d’échapper a l’oubli…

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http://aroundourworld.canalblog.com/albums/apaso/index.html


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05 mars 2008

The Cimmeria Texas Tour

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Dix-huit jours, en compagnie de Simon Sanahujas, à la recherche de la Cimmérie, de l’Age Hyborien,… dix-huit jours sur les traces de Robert E. Howard, écrivain mort trop jeune au milieu des années 30… dix-huit jours à parcourir le Texas sur plus de 7000 kms!

Eighteen days, with Simon Sanahujas, searching for Cimmeria and the Hyborian Age… eighteen days following the tracks of Robert E. Howard, a Texan novelist who died too young in the mid thirties… and eighteen days touring around Texas for more than 4500 miles!

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L’occasion de rendre hommage au maître de la littérature pulp des années 30… visite du petit musée lui étant consacré dans le village de Cross Plains, ou il passa la plus grande partie de sa courte vie…

An opportunity to celebrate the 1930s Master of pulp literature... a visit to the little museum dedicated to Robert E. Howard in Cross Plains, where he spent most of his life…

39_Enchanted_Rocks Cimmeria (...) suggested by the memory of the hill-country above Fredericksburg seen in a mist of winter rain. (Robert E. Howard to Emile Petaja, 17th, December 1934)

… et de l’ensemble des lieux ayant inspiré son œuvre… Dark Valley, The Enchanted Rocks, The Hill Country… et de nombreux autres…

… and all the places that had impacted his writing… Dark Valley, The Enchanted Rocks, The Hill Country… and many others…

5_Dark_Valley "As I came down through Dark Valley, the grim hills gulped the light (...) I go no more in Dark Valley which is the gate of Hell." (Robert E. Howard : The Dweller in Dark Valley)

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Mais également découverte de la riche culture texane, de ses paysages déserts, genèse d’une grande part de l’œuvre d’Howard…

And, in the process of retracing Howard’s steps some 70-80 years later, we experienced the rich culture of Texas, its deserted landscapes...

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… et l’hospitalité des Texans ! Big Hug à Luckenbach !

… and above all, the hospitality of its people: big hug to Luckenbach !

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Telle sera l’aventure narrée prochainement dans « Conan le Texan », publié en fin d’année chez « Les Moutons Electriques »…

Pour en connaître plus sur l'oeuvre et la vie de Robert E. Howard, rendez une visite sur le site des "Chroniques Némédiennes" (http://nemedie.free.fr/site)

By the end of the year, the « Cimemria-Texas Tour », published in France by “Les moutons Electriques”, will be revealing these adventures… in the meantime, please discover a special selection of "Rodeo" pics !
(
http://aroundourworld.canalblog.com/albums/rodeo/index.html)

Whether you want to know more about the life and writings of Robert E. Howard, you can visit the following website (in French) : http://nemedie.free.fr/site

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17 novembre 2007

RDC - Espoir à l'Est

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Entre 1996 et 2003, près de quatre millions de congolais sont morts pendant la guerre civile qui a ravagé une grande partie du pays. Beaucoup ont fui la violence, la famine ou les maladies. En 2003, on estimait à 1,3 millions le nombre de réfugiés dans les pays voisins.

Depuis 2005, les améliorations relatives de la situation sécuritaire dans les provinces du Sud-Kivu et du Katanga ont permis à de nombreux réfugiés congolais de rentrer dans leur pays principalement depuis la Tanzanie et la Zmbie. Cependant, fin 2007, quatre ans après la fin des combats, la République Démocratique du Congo comptait encore un million de déplacés internes et 410.000 réfugiés dans les pays voisins.

En effet, nombreux sont les réfugiés refusant de revenir au pays, confrontés aux nombreux défis auxquels fait face la RDC, notamment le manque d’infrastructures appropriées. Après des années d'absence, la plupart découvrent un pays ruiné : pas de route, pas d’eau ni d’installations sanitaires, et beaucoup retrouvent leurs maisons détruites et n'ont nulle part où dormir.

Aidés par la communauté internationale, les Congolais de retour au Sud-Kivu et au Katanga se mobilisent pour reconstruire la province : route, travaux d’abduction, travaux d’irrigations, puits, maisons… Les moyens sont parfois dérisoires face à l’ampleur de la tache, mais le retour des hommes aux champs et des « mamans » aux marchés, ainsi que l’apparition de petits commerces et de petits artisans sont des signes encourageants d’une toute nouvelle vitalité économique.

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Posté par gwenn_d à 14:06 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]